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“Ce qu'un homme ne dit pas est le sel de la conversation.”

Proverbe japonais

=== COMMUNIQUE ===

l'auteur du blog n'est en rien responsable de la publicité “générée” par Google ci-dessous, il y a des probabilités pour que certaines d'entre elles reflètent des idées contraires au blog.

 

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Interdire la fessée, et pendant ce temps, suppression de postes….

Curieuse société où l'on souhaite interdire la fessée, mais où l'on interdit pas le licenciement ou la suppression d'emplois (L'AP-HP supprimerait 1 150 emplois selon un responsable de l'institution). Notre société c'est oui au libéralisme économique, non aux libertés individuelles.
Je suis tombé sur une aberration en allant sur un site pseudo-pédagogique, une affirmation aussi idiote que fausse: “Fesser son enfant abaisse son QI*”
c'est la conclusion très sérieuse d'une “étude” menée par des américains…
Comment peut-on sortir une chose pareille? et surtout comment peut-on le croire ? mais pourquoi les gens raisonnent-ils avec leurs pieds ?!
Se sont-ils posés la question qu'un enfant qui est souvent fessé est très probablement un enfant turbulent, un enfant qui a du mal à se concentrer, donc un enfant qui aura du mal à “suivre à l'école”. Donc ce n'est pas:
fessées = diminution du QI*, mais plutôt:
enfant turbulent de nature, difficulté de se concentrer = enfant pas trop brillant scolairement (QI* relativement moins élevé) = enfant porté à faire les 400 coups = fessée
Comment ce type de raisonnement peut leur échapper ? comment peut-on être à ce point dépourvu de logique ?!
Le problème n'est pas de savoir s'il faut fesser les enfants (si l'on peut s'en passer c'est tant mieux), mais de voir comment l'on va chercher aux quatre coins du monde des théories fumeuses pour appuyer une loi ! Loi (complètement inutile) et liberticide au passage, puisque tant qu'il n'y a pas sévices corporels (il ya fessée et “fessée”), chaque parent envisage librement la sanction qu'il veut infliger à son enfant.
Curieuse époque que l'on vit, où prime le libéralisme économique le plus brutal, mais où le libéralisme politique est muselé chaque jour davantage.
Puis si l'on va dans ce sens, l'Etat n'a qu'à supprimer les peines de prison, ça n'a aucune valeur pédagogique. Il faut aussi raisonner les délinquants et les criminels….
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* si tant est que le QI mesure quelque chose…

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Le Japon supporte de plus en plus mal les bases américaines

source: aujourdhuilejapon.com

Pollution, bruit, accidents, viols: une majorité des habitants de l'île d'Okinawa en a assez des soldats américains et presse le gouvernement japonais de faire partir les “boys” qu'ils supportent depuis plus de 60 ans.

 

Plus de 20.000 insulaires ont manifesté dimanche avant la visite du président américain Barack Obama attendu à Tokyo vendredi.
 

“Pourquoi Okinawa ?”, s'énerve Hiroshi Ashitomi, organisateur d'un campement de protestation sur la baie de Henoko, au nord-est d'Okinawa (sud) où pourrait être construite une nouvelle base.
 

Le Japon et les Etats-Unis ont signé en 2006 un accord de redéploiement de la présence américaine, qui prévoit notamment le déplacement de la base aérienne de Futenma, située à Ginowan, une zone urbaine de l'île, vers cette baie aux eaux coralliennes.
 

“Qu'ils ferment d'abord la base avant de parler de l'endroit où la reconstruire”, grogne M. Ashitomi, un ancien élu local.
 

Comme lui, de nombreux insulaires ont l'impression qu'Okinawa a déjà largement payé l'addition des tumultueux rapports nippo-américains.
 

L'île a été le théâtre en 1945 de l'une des plus sanglantes batailles de la Seconde guerre mondiale. Quelque 200.000 personnes y ont perdu la vie dont la moitié de civils, certains étant poussés à se suicider par l'armée impériale nippone plutôt que de se rendre à l'ennemi américain.
 

Administrée dès lors par les Etats-Unis, l'île a été rétrocédée au Japon en 1972, mais accueille encore les trois quarts des bases et la moitié des 47.000 soldats américains présents dans l'archipel au nom d'un traité de sécurité entre les deux pays.
 

Stratégiquement placé non loin de la Chine, de Taïwan et de la péninsule coréenne, ce petit territoire est surnommé “le porte-avions insubmersible” de Washington.

Mais la concentration de soldats s'est accompagnée depuis 1945 de viols et de crimes, d'autant plus mal vécus en raison du statut limitant les prérogatives de la police japonaise à l'encontre des militaires américains.
 

Les manoeuvres accroissent en outre le risque d'accident. En 2004, un hélicoptère américain s'est écrasé dans la cour d'une université de Ginowan, sans faire de victime par miracle.
 

Dernier incident en date impliquant l'armée: une voiture apparemment conduite par un soldat a écrasé un sexagénaire et son pilote a pris la fuite.
 

Sans parler des conséquences écologiques du bétonnage tous azimuts sur cette île tropicale.
 

A Henoko, l'armée américaine prévoit de construire deux pistes en forme de V en face de la baie pour la nouvelle base. Un projet dénoncé par les défenseurs de l'environnement qui craignent pour la survie du dugong, un mammifère marin en voie de disparition, et pour les fonds coralliens.
 

“Les Etats-Unis se disent prêts à construire la piste d'atterrissage offshore plus loin du littoral, mais nous refusons l'installation de la base elle-même”, prévient Michiru Sakai, une guide kayakiste pour qui “le Japon ne peut plus accueillir d'autres bases”.
 

Les opposants ont repris espoir depuis l'arrivée au pouvoir en septembre à Tokyo, distante de 1.600 km, du Premier ministre Yukio Hatoyama dont le parti de centre-gauche a mis fin à plus de 50 ans de pouvoir des conservateurs, aux positions alignées sur la diplomatie américaine.
 

M. Hatoyama qui a promis de bâtir une relation plus équilibrée avec Washington devra toutefois se montrer “clair et direct” avec M. Obama, prévient Tetsuro Kato, politologue à l'université Hitotsubashi. “Ou alors il ne pourra pas régler le problème des bases”.
 

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La jeune fille à la barrette, ou une histoire de confiance en soi

in Le bonheur selon Confucius de Yu Dan, Editions Belfond (2009)

Dans une petite ville vivait une jeune fille très pauvre. Elle avait perdu son père, et sa mère et elle tiraient un maigre revenu de petits travaux artisanaux. Elle faisait de terribles complexes, parce qu'elle ne pouvait jamais porter de jolis vêtements ou le moindre bijou.

Le Noël de ses dix-huit ans, sa mère, pour la première fois, lui remit une bourse avec un peu d'argent, en lui disant de s'offrir ce dont elle avait envie.

Une telle chance dépassait ses rêves les plus fous, mais elle n'osait toujours pas se promener dans la ville avec assurance. En se dirigeant vers les magasins, la bourse serrée dans la main, elle longeait les murs pour éviter les passants.

Tout en cheminant, elle songeait que les gens qu'ellle croisait avaient une meilleure vie qu'elle, et elle se disait tristement: “je ne pourrai jamais me promener ici la tête haute ; je suis la fille la plus minable de l'endroit.” Apercevant alors le jeune homme qu'elle admirait en secret, elle se demanda avec mélancolie qui serait son cavalier au grand bal de la nuit de Noël.

Broyant ainsi du noir, elle arriva devant une vitrine pleine de toutes sortes de parures. Elle entra et tomba  en arrêt devant le rayon des barrettes. Un vendeur approcha: “quels jolis cheveux blonds vous avez ! Essayez donc cette fleur vert pâle, elle vous irait à merveille.” Comme celle-ci coûtait presque tout l'argent dont la jeune fille disposait, elle répondit :”je ne peux pas me l'offrir, n'en parlons plus.” Mais le vendeur avait déjà fixé la barrette sur sa chevelure.

Il lui tendit un miroir. Elle ne s'était jamais vue ainsi: rayonnante de santé et de beauté, comme si la fleur l'avait transformée en ange ! Sans hésiter un instant, elle ouvrit sa bourse et acheta l'ornement. Ivre d'une exaltation qu'elle n'avait jamais éprouvée jusqu'alors, elle ramassa sa monnaie et se précipita dehors, heurtant un vieil homme qui venait d'entrer. Elle crut l'entendre l'appeler, mais, trop excitée pour s'en soucier, elle poursuivit son chemin, les pieds touchant à peine le sol.

Lorsqu'elle revint à elle, elle se trouvait dans la grande rue. Tout le monde lui jetait des regards surpris, et elle entendait les gens s'exclamer: “je ne savais pas qu'il y avait une aussi jolie fille dans cette ville, qui sont donc ses parents ?” Elle croisa de nouveau le jeune homme qu'elle aimait en secret et, à sa grande surprise, il l'arrêta pour lui demander: “Me feriez-vous l'honneur d'être ma cavalière au bal de ce soir ?”

Transportée de joie, la jeune fille se dit: “Pour une fois, je vais faire des folies. Je retourne m'acheter un autre cadeau avec la monnaie qui me reste.”

A peine eut-elle franchi la porte du magasin que le vieil homme lui dit avec un sourire: “j'étais sûr que vous reviendriez ! Quand vous m'avez heurté, votre barrette est tombée. J'ai donc attendu que vous reveniez la chercher…”

Ainsi s'achève cette histoire. La jolie pince à cheveux n'avait pas dissipé toute la tristesse de la vie de la jeune fille, mais sa nouvelle confiance en soi l'avait transformée.
Mais d'où vient la confiance en soi ? Du calme intérieur constant et de l'allure aisée, sereine, qui sont la marque du véritable junzi, l'homme honorable.

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Parti de Gauche: un engagement civique et républicain

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Idéologie: socialisme, républicanisme, écologisme, anticapitalisme, euroscepticisme

Le républicanisme est une philosophie politique dans laquelle la souveraineté appartient au peuple par l'intermédiaire de représentants élus.

Dans sa version française, développée en particulier sous la plume de Rousseau, il défend le principe de souveraineté populaire et de participation populaire. Au XVIIIe siècle, il s'oppose à la souveraineté absolue, puis, après la trahison et la fuite de Louis XVI, il s'oppose directement à la monarchie. Il perdra de la vitesse au début du XIXe siècle avec l'entrée dans l'industrialisation où on estimera que les contraintes “éthiques” du républicanisme ne sont plus d'actualité avec la recherche accrue du profit. Cependant, au milieu du XXe siècle, il intègre une perspective individualiste, c'est-à-dire qu'il présume que les individus recherchent leur bonheur plutôt que la participation politique pour elle-même, et se renouvèle de façon à trouver pleinement sa place dans la pensée politique moderne et contemporaine.

En règle générale, dans les débats de philosophie politique contemporaine, on peut dire qu'il s'oppose, parfois frontalement, parfois dans un rapport plus correctif, au libéralisme politique. En effet, le libéralisme politique défend une philosophie du sujet rationnel, “désengagé” de ses appartenances héritées, et demande que ce sujet soit libre, c'est-à-dire, pour le libéralisme, qu'il ne subisse pas d'interférence quand il use de sa raison pour faire des choix engageant son mode de vie.

Le républicanisme pour sa part comprend le sujet et sa liberté différemment. Il fait une place le plus souvent aux caractéristiques réelles des individus (Charles Taylor, Philip Pettit, John Maynor), comme son statut professionnel, son genre, sa culture - mais pas toujours. Puis il pose la non-domination comme définition du principe de liberté. Pour lui, il faut jouir d'un statut social qui assure au citoyen une indépendance à l'égard d'autrui : “Pour faire un républicain, il faut prendre l'être humain si petit et si humble qu'il soit, un enfant, un adolescent, une jeune fille ; il faut prendre l'homme le plus inculte, le travailleur le plus accablé par l'excès de travail, et lui donner l'idée qu'il faut penser par lui-même, qu'il ne doit ni foi ni obéissance à personne.” Ferdinand Buisson, 1887.

Le républicanisme reconnaît un rôle essentiel à l'État comme garant de la non-domination. Il pose, en effet, qu'une règle sociale (loi) peut être génératrice de liberté (liberté de réunion et liberté de la presse acquises grâce à la loi de 1881). En ce sens, il distingue entre les interférences, ce que le libéralisme ne fait pas : il y a des interférences légitimes (comme celles de la loi, lorsque celle-ci vise à assurer la non-domination), et des interférences arbitraires, qui doivent être combattues parce qu'elles sont arbitraires, et non parce qu'elles interfèrent. Il définit un état contrôlé par ses citoyens et où la loi émane d'eux, à travers leurs représentants. L'électeur a pour “devoir” d'essayer de sélectionner les candidats aux élections en fonction, non pas de son intérêt personnel, mais en fonction de leurs aptitudes à défendre le bien commun. Les gouvernants, quant à eux, dans cette philosophie, doivent prendre des décisions visant le bien commun, l'intérêt général. S'il y a divergence sur ce bien commun, il faut alors en débattre. Ce courant est donc empreint d'exigences éthiques.

Présentation générale du Parti de Gauche

Le PG est un parti de gauche au sens classique, se référant à l'analyse marxiste avec l'objectif de l'adapter aux réalités contemporaines. Il se présente comme l'héritier de l'expérience des luttes féministes, antiracistes, écologistes et altermondialistes et promeut le « dépassement » du capitalisme par une méthode (la « révolution par les urnes ») respectueuse des institutions démocratiques. Il met en avant les impératifs sociaux et écologiques, qu'il relie ensemble dans le concept de « planification écologique ». Le Parti de gauche se définit ainsi comme un parti politique d'éducation populaire, « ouvert et démocratique », « alliant réflexion et action », « unitaire et fédérateur », internationaliste et « de perspective européenne ».

Le PG met la crise économique sur le compte du système capitaliste, qu'il estime en outre être de plus en plus dangereux. Il prône donc un « renversement politique » et affirme qu'une « autre voie » est possible. Le PG ambitionne de devenir majoritaire, en s'appuyant sur une mobilisation massive, populaire et citoyenne, pour ensuite prendre des responsabilités gouvernementales afin d'appliquer un programme républicain de rupture avec la domination du capitalisme. Il veut agir « en faveur de l'implication citoyenne à tous les niveaux de la vie sociale, dans la protestation comme dans l'action gouvernementale ». Soucieux de « reformuler l'idéal socialiste pour tourner la page du capitalisme », il propose à ce titre un juste partage des richesses, une réhabilitation de la souveraineté populaire qu'il qualifie d'exigence républicaine, le « dépassement » du système capitaliste et celui du modèle productiviste en inventant un « alterdéveloppement ». Il souhaite atteindre ces objectifs en s'attelant à trois tâches : faire face à la droite, rassembler « l'autre gauche » pour gagner les élections et devenir à terme « un parti pour réinventer la gauche ». Le PG propose donc d'organiser ce qu'il qualifie de « travail programmatique » autour de cinq axes.

* Faire face à « l'urgence sociale » en redéfinissant ce qui doit revenir sous contrôle public et en inversant l'ordre du partage des richesses entre le capital et le travail sous toutes ses formes.

* Faire face à « l'urgence environnementale » en installant la planification écologique pour engager une transition vers un modèle d'alterdéveloppement.

* Faire face à « l'urgence démocratique » pour réaliser la refondation républicaine et laïque des institutions et de la société française afin d'inventer la société de ce que Jean Jaurès appelait « la démocratie jusqu'au bout ».

* Faire face à « l'urgence européenne » en tournant la page du « modèle de construction libérale de l'Europe dont le Traité de Lisbonne est la règle du jeu antidémocratique et antisociale ».

* Faire face à « l'urgence économique, sociale et écologique planétaires », en démocratisant les institutions des Nations Unies, en reconnaissant « la supériorité des normes sociales et environnementales » et en réorientant les politiques de coopération, notamment.

Le Parti de gauche propose également 29 « mesures d'urgence » pour faire face à la crise économique. Ces mesures ont pour objet de combattre les licenciements et les délocalisations, de faire reculer la précarité du travail et la précarité sociale, d'augmenter le pouvoir d'achat et de modifier le partage des richesses, de développer l'emploi et d'amorcer un alterdéveloppement, d'instaurer une maîtrise publique du système financier afin de contrer la spéculation et de maîtriser le développement.

 

source: wikipedia

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Pourquoi, d’une certaine manière, je suis chrétien …

le message du Christ, par sa puissance, sa sincérité et surtout sa nouveauté, ne peut que nous interpeler. Que l'on soit ou non croyant d'ailleurs. Moi-même en réalité je ne suis pas officiellement chrétien, trop de rationalisme et de cartésianisme sont venus “pervertir” mon esprit, et davantage mon coeur.

Cependant, sans prétention aucune je pense avoir saisi le niveau de compréhension que devait se faire le Christ à propos de Dieu. Je pense pouvoir avancer sans trop me tromper que Jésus n'avait pas une conception si religieuse que ça de Dieu. Ou du moins en avait-il une conception très philosophique (influence grecque, sans doute).

A la vérité Jésus était avant tout un Maître à penser, un Maître épris de Justice à une époque et dans une région où régnait l'Injustice. Au point même que l'on peut affirmer que sa pensée était avant tout une pensée de la rébellion, une pensée subversive et révolutionnaire. Une pensée qui apparraissait comme intolérable aux yeux de certains, à commencer par ses ennemis naturels: les Juifs.

Pour moi, esprit rationaliste, voire athée, Jésus était avant tout un homme. Même lorsqu'il se proclame Fils de Dieu, quelque part il ne dit pas qu'il est Dieu lui-même. D'ailleurs à de multiples occasions il nous demande de marcher dans ses pas parce que nous-mêmes sommes des Enfants de Dieu, par conséquent nous sommes tous Frères en Jésus-Christ. L'Eglise Orthodoxe nous demande même de nous faire Dieu nous-même. On voit donc bien que l'interprétation “Jésus Fils de Dieu” peut être comprise de diveres manières, et je pense que Jésus lui-même, lorsqu'il se disait Fils de Dieu, ne perdait pas de vue qu'il était un homme avant tout ! Il voulait seulement signifier qu'il avait saisi le sens profond de la connaissance de Notre Père, donc de Dieu.

Pour preuve que Jésus pensait qu'il était effectivement un homme, n'a t-il pas dit en Marc 15,34:

” Élôï, Élôï, lema sabachthani “, ce qui se traduit : ” Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? “

On sent dans ce passage toute la détresse de l'homme (et de l'homme seul) qui supplie Dieu dans l'épreuve qu'il a à affronter.

Toute la force révolutionnaire du Christ tient dans l'innovation apportée par son message, à savoir que Dieu est le même pour tous, qu'il n'y a plus ni Juif ni Grec, mais uniquement des enfants de Dieu. Rien ne répugnait plus aux yeux de Jésus que ces Juifs (pharisiens) scrupuleux qui respectaient à la lettre la Loi juive sans même comprendre la volonté de Dieu. Pour lui, ce sont juste des sectateurs de la Loi, mais qui ne comprennent rien à l'Esprit. Ce sont juste des hypocrites qui prêtent tout aux apparences, mais rien à la profondeur des sentiments.

St Paul, qui pousse plus loin la logique de Jésus en la systématisant, sera celui qui mènera la séparation officielle entre le judaïsme et le Christianisme. Pour Saint Paul, la Loi juive est absolète, c'est une Loi artificielle qui est un obstacle à une pleine compréhension du Dieu véritable que prêchait le Christ. Mais Saint Paul va encore plus loin, car il s'en prend aussi aux deux autres piliers de la foi israelite: le Temple et la terre d'Israel.

Pour Paul, le Temple est tout autant inutile, puisque que l'Evangile proclame que le Temple est en chacun de nous. Dans l'Ancien Testament l'on disait que Dieu “réside” dans le Temple, mais le Nouveau Testament proclame que Dieu habite dans les coeurs, et donc que l'ensemble des humains peuplant la Terre SONT le Temple habité par Dieu (d'où la conception très philosophique +et à mon avis la bonne+ du Christianisme par rapport au judaisme). De la même façon, St Paul affirme que la Terre d'Israel n'est pas une Terre Sainte. Pour Paul et le christianisme, c'est la Terre entière qui est sanctifiée ! D'où une opposition naturelle du christianisme à l'égard du sionisme, puisque  l'enseignement du Christ est contraire à la vision ethnique de Dieu propre au judaïsme.

Enfin Marcion poussera plus loin l'anti-judaïsme de St Paul, puisqu'il ira jusqu'à dire que le Dieu de l'Ancien Testament est un Dieu imparfait, qu'il est le Dieu du Mal puisque c'est un Dieu qui intervient dans l'histoire des hommes et qu'il n'est sensible qu'aux rétributions et aux châtiments. Ce Dieu là, dit-il, qui est un Dieu de vengeance et de punition, ne pourrait pas être le Dieu de Jésus, qui est un Dieu de Miséricorde. Voila pourquoi Juifs et Chrétiens n'ont pas le même Dieu.

Les Juifs ont certes envisagé un Dieu créateur, mais se sont arrêtés à un Dieu ethnique et trop humain, alors que Jésus a conçu un Dieu inconnu et impersonnel (qui n'intervient pas dans la vie des hommes) et qui est un Dieu universel, qui s'adresse aux hommes d'égale manière, et qui est un Dieu d'Amour.

Voila à mon sens ce qui fait l'originalité de Jésus, et pourquoi je suis, d'une certaine manière, chrétien.

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